Valparaíso, le bijou multicolore du Chili

Valparaíso se raconte en couleurs, graffitis, petits funiculaires qui s’élancent vers les collines, chats qui paressent au soleil, mouettes qui piaillent et ruelles qui serpentent, montent et descendent…

Après Santiago, cette ville portuaire, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, fascine à l’instant où on y met les pieds. Le port est d’une telle importance pour ses habitants, que ces derniers ne se présentent pas comme Valparaisenos, mais rendent plutôt hommage à leur débarcadère en se nommant Porteños.

Les édifices aux mille couleurs se déploient comme un arc-en-ciel après la pluie. On s’y perd en admirant les graffitis qui font la spécificité et la beauté de cette ville. Certains artistes de rue font montre d’un talent pictural indéniable, alors que d’autres vomissent – non sans habileté – leurs lettres et leurs couleurs de manière anarchique. L’ensemble s’accordant parfaitement bien à l’architecture disloquée de la ville.

Je vous laisse en juger avec le diaporama suivant.

Attention, les couleurs de ce diaporama risquent de blesser certaines rétines !

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Santiago du Chili

Je suis arrivée il y a quatre jours à Santiago. Le fait que je parle espagnol facilite les contacts et le voyage. Les Chiliens sont très sympathiques et bavardent avec plaisir de tout de rien. J’ai déjà appris énormément sur le pays et mon propre itinéraire s’est modifié en bavassant dans le bus !

J’ai profité de mon passage dans la capitale chilienne pour faire une visite à pied d’un peu plus de quatre heures avec un guide qui nous a initiés aux spécificités de la ville et du pays.

Les avenues sont larges et la ville moderne. Elle n’a pas ce charme typiquement sud-américain, mais elle se démarque. Il existe par exemple à Santiago les « cafés avec des jambes » (café con piernas) où de jolies jeunes femmes en short court viennent vous servir un café… Dans d’autres établissements aux vitres teintées opaques, les jeunes femmes portent de simples bikinis…

Toujours à Santiago, on peut voir le palazzio de la moneda où Allende a perdu la vie lors du coup d’Etat de septembre 1973 ou encore l’incroyable maison-musée du poète Pablo Neruda, qui a collectionné toute sa vie des objets typiquement chiliens.

Une caractéristique des Chiliens : ils adorent donner des surnoms aux gens et aux choses… Ils sont allés jusqu’à baptiser certains de leurs billets : il y a le « Lucas », le « Gabriela » et l’« Arturo », les prénoms des effigies des billets…

Dans toute la ville, il y a des cireurs de chaussure, des vendeurs d’amandes enrobées de caramels qui embaument des pans entiers de rue, des citoyens qui pestent à travers un micro contre le maire et la société, des hommes d’église en pleine séance de prosélytisme, des musiciens de rue…

On ne peut pas parler du Chili sans évoquer la cuisine. Elle n’est pas très épicée, à l’exception peut-être du pebre, une sorte de préparation à base de tomates coupées en petit dès, de piment et de coriandre qui se mange avec du pain et du beurre salé, un délice ! On mange beaucoup de porc, de maïs et des empanadas al pino (farce de viande hachée et d’oignons confits). Le déjeuner est le moment le plus copieux. On boit beaucoup de bière – généralement brassée par des familles d’origine allemande – et le célèbre Pisco Sour, un cocktail à base de pisco (eau de vie de raison péruvienne), jus de citron vert, blanc d’œuf et sucre.

Quelques photos de Santiago, suivies de deux anecdotes sur la ville…

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Anecdotes :

L’histoire de l’homme qui est à l’origine des étals « Nut 4 Nuts » est amusante. Lorsqu’il a lancé à Santiago son petit commerce itinérant d’amandes enrobées de caramel, les Chiliens n’en raffolaient pas… Désespéré, il a alors tout quitté pour installer le même étal en plein New York. Le succès a été tel, qu’on a eu vent de ses exploits au Chili… Il a été rappelé pour venir vendre ses pépites au pays. Finalement, on les aimait bien ses amandes… Il est depuis millionnaire ! Il a aussi été affublé d’un surnom : le lapin… Une photo de lui permet instantanément de comprendre pourquoi.

Face au succès des cafés con piernas, certains ont inventé le concept de la « happy minute ». L’idée est simple : les jeunes filles servent toujours le café en bikini, quand soudain le patron annonce la « happy minute ». Elles se dévêtissent alors intégralement pendant une minute…

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De l’art de vadrouiller : la lessive et le « sniffage » des vêtements

Voyager dans les meilleures conditions implique de voyager léger. Alors comment fait-on pour alléger au maximum son sac ? On prend un minimum de vêtements pardi ! Ce qui implique en toute logique une gestion quasi militaire de sa lessive et de la logistique. Est-ce que je peux encore porter ce vêtement encore une journée sans m’attirer les foudres des autres voyageurs ?

Tout se passe alors au niveau des glandes olfactives. Notre nez, ou celui de notre compagnon de voyage, devient un allié de choix. Le « sniffage » du vêtement se hisse alors au rang de nécessité.

Le « sniffage » intervient à deux moments cruciaux : pour s’assurer que le vêtement porté la veille est encore viable ou pour distinguer le propre du sale si l’on a –
pressé par le temps ou la paresse – malencontreusement mélangé certains articles.

Il n’est donc pas étonnant de surprendre la plupart des voyageurs passer leurs vêtements au « crash test nasal ». Puis tout se passe sur l’expression de leur visage : une grimace indique que le vêtement est recalé, alors qu’un léger sursaut de surprise et de joie illustre clairement que l’examen a été passé avec succès !

Lorsque le vêtement est renvoyé à la case « lessive », il est alors soit lavé tant bien que mal dans un lavabo qui fuit ou déposé avec beaucoup d’appréhension chez un teinturier local.

Si l’on a de la chance, TOUS les vêtements reviennent intacts. Si la fortune nous abandonne, on récupère une partie de son dépôt initial ou la totalité, mais… endommagée, tachée, rétrécie… On peste alors un peu contre la société, beaucoup contre le teinturier, mais surtout contre ce nouveau sarouel bleu nuit qui a vomi tout son cyan sur les débardeurs blancs…

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Hué – Le Bun Cha

Le Bun Cha est un plat vietnamien, spécialité d’Hanoï. Je n’ai pas eu l’occasion de découvrir ce plat délicieux dans la capitale, mais par hasard dans la ville de Hué.

Il s’agit d’un plat qui se compose d’un assortiment de lamelles et de boulettes de porc grillées sur lit d’oignons, de nouilles de riz, de morceaux de carottes et de concombres ainsi que d’herbes aromatiques – souvent de la coriandre, du basilic, parfois de la menthe. Le tout se mange arrosé de la légendaire sauce Nuoc Mam, condiment à base de poisson fermenté.

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Le Bun Cha se savoure souvent au déjeuner. Le riz étant plus souvent réservé au dîner.

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Hué, l’impériale

Située dans le centre du Vietnam, à 690 km d’Hanoï, Hué fut jadis capitale impériale du Vietnam. Contrairement à ce que l’on peut imaginer, cette ville n’est pas particulièrement belle ou majestueuse. Certains monuments sont toutefois dignes d’intérêt.

Je ne suis pas tombée sous le charme de cette ville plutôt bruyante et klaxonnante… J’ai toutefois appris à l’apprécier, notamment grâce aux rencontres que j’ai pu y faire. L’équipage importe autant que le navire, si ce n’est plus.

D’un point de vue purement culturel, la ville se distingue par la présence de quelques tombes royales et de l’ancienne citadelle impériale fortifiée – classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Je n’ai étrangement pas été sensible à la beauté de ces lieux, qui semblaient même manquer d’authenticité.

Autre particularité de la ville : les tunnels de Vinh Moc, vestiges de l’histoire tourmentée du Vietnam. Ma désolante claustrophobie ne pas permis de m’y rendre…

Voici un petit diaporama d’accompagnement…

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De l’art de vadrouiller : couloir ou fenêtre ?

Quand on privilégie le train ou le bus en voyage, on se pose quelques questions assez existentielles.

Tout d’abord, est-ce que la climatisation fonctionnera ? Ce n’est certes pas très écologique, mais notre survie en dépend – surtout dans les pays chauds.

Ensuite – et c’est la question la plus cruciale – est-il préférable d’opter pour le côté couloir ou plutôt la fenêtre ? Tout dépend généralement de notre niveau de fatigue, de notre humeur ou de l’état du véhicule.

Côté couloir, on accède à une certaine liberté : on se déplace comme bon nous semble, les toilettes sont à tout moment à portée de déplacement et la pause café se prend à l’envi. On est certes souvent dérangé par son voisin : on se lève alors en esquissant un sourire entendu. Et lorsque l’on s’assoupit enfin, il y a toujours un passant pour nous tacler un bout de coude ou de pied qui dépasse malencontreusement… La liberté s’acquiert au détriment du confort.

Côté fenêtre, l’aisance dans les déplacements est clairement amputée. Mais n’est-il pas plus confortable de prendre appui contre la fenêtre pour piquer un petit somme ? Si le confort est légèrement accru, on est pourtant obligé de déranger son voisin à chaque déplacement ou d’opter pour le contrôle douloureux de sa vessie jusqu’à ce qu’il/elle daigne ouvrir l’œil…

Le choix est souvent cornélien, mais quand il ne s’impose pas, quand les deux sièges nous tendent leurs bras, on laisse éclater sa joie.

Qu’on choisisse l’un ou l’autre, on ne pourra pourtant pas éviter la détestable bataille des coudes. Un combat de tous les instants qui en dit souvent long sur notre opposant. Fait-il partie de la catégorie des altruistes qui sacrifient leur droit à l’accoudoir central ? Est-ce plutôt un consensuel ? Ou se distingue-t-il par un égoïsme méprisable ?

Alors, couloir ou fenêtre ? Cette question rythme le quotidien du voyageur. Pour ma part, j’ai fait mon choix : ce sera aujourd’hui sur le toit.

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La baie d’Halong ou le royaume des 1 969 pains de sucre

Après le tumulte et le bruit d’Hanoï, viennent alors le calme et la beauté de la baie d’Halong. Il faut quatre heures en bus de la capitale vietnamienne pour rejoindre ce lieu enchanteur, domaine du brouillard et des formations en pain de sucre.

L’arrivée au port de la ville d’Halong est, comme je m’y attendais, assez décevante. Des bus entiers de touristes se déversent le long des quais. Les bateaux – désormais peints en blanc – chargés de passagers s’approchent. On s’aligne sagement derrière le guide. On embarque. Puis la magie commence à opérer.

On troque la chaude moiteur des berges contre la fraîcheur marine. On découvre, les yeux écarquillés, ce qui autrefois nous faisait rêver devant l’écran de télévision. Deux jours à voguer sur les flots.

Alors que je m’attendais à un monde de brume et de mystères, c’est le soleil qui nous a régalés de ses généreux rayons. Le lieu se charge alors d’une tout autre énergie.

La baie d’Halong n’est pas seulement un alignement de pitons rocheux karstiques. On peut y admirer également de jolis villages traditionnels, des habitations flottantes, des grottes féériques et des plages de sable blanc léchées par une eau turquoise…

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