Santiago du Chili

Je suis arrivée il y a quatre jours à Santiago. Le fait que je parle espagnol facilite les contacts et le voyage. Les Chiliens sont très sympathiques et bavardent avec plaisir de tout de rien. J’ai déjà appris énormément sur le pays et mon propre itinéraire s’est modifié en bavassant dans le bus !

J’ai profité de mon passage dans la capitale chilienne pour faire une visite à pied d’un peu plus de quatre heures avec un guide qui nous a initiés aux spécificités de la ville et du pays.

Les avenues sont larges et la ville moderne. Elle n’a pas ce charme typiquement sud-américain, mais elle se démarque. Il existe par exemple à Santiago les « cafés avec des jambes » (café con piernas) où de jolies jeunes femmes en short court viennent vous servir un café… Dans d’autres établissements aux vitres teintées opaques, les jeunes femmes portent de simples bikinis…

Toujours à Santiago, on peut voir le palazzio de la moneda où Allende a perdu la vie lors du coup d’Etat de septembre 1973 ou encore l’incroyable maison-musée du poète Pablo Neruda, qui a collectionné toute sa vie des objets typiquement chiliens.

Une caractéristique des Chiliens : ils adorent donner des surnoms aux gens et aux choses… Ils sont allés jusqu’à baptiser certains de leurs billets : il y a le « Lucas », le « Gabriela » et l’« Arturo », les prénoms des effigies des billets…

Dans toute la ville, il y a des cireurs de chaussure, des vendeurs d’amandes enrobées de caramels qui embaument des pans entiers de rue, des citoyens qui pestent à travers un micro contre le maire et la société, des hommes d’église en pleine séance de prosélytisme, des musiciens de rue…

On ne peut pas parler du Chili sans évoquer la cuisine. Elle n’est pas très épicée, à l’exception peut-être du pebre, une sorte de préparation à base de tomates coupées en petit dès, de piment et de coriandre qui se mange avec du pain et du beurre salé, un délice ! On mange beaucoup de porc, de maïs et des empanadas al pino (farce de viande hachée et d’oignons confits). Le déjeuner est le moment le plus copieux. On boit beaucoup de bière – généralement brassée par des familles d’origine allemande – et le célèbre Pisco Sour, un cocktail à base de pisco (eau de vie de raison péruvienne), jus de citron vert, blanc d’œuf et sucre.

Quelques photos de Santiago, suivies de deux anecdotes sur la ville…

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Anecdotes :

L’histoire de l’homme qui est à l’origine des étals « Nut 4 Nuts » est amusante. Lorsqu’il a lancé à Santiago son petit commerce itinérant d’amandes enrobées de caramel, les Chiliens n’en raffolaient pas… Désespéré, il a alors tout quitté pour installer le même étal en plein New York. Le succès a été tel, qu’on a eu vent de ses exploits au Chili… Il a été rappelé pour venir vendre ses pépites au pays. Finalement, on les aimait bien ses amandes… Il est depuis millionnaire ! Il a aussi été affublé d’un surnom : le lapin… Une photo de lui permet instantanément de comprendre pourquoi.

Face au succès des cafés con piernas, certains ont inventé le concept de la « happy minute ». L’idée est simple : les jeunes filles servent toujours le café en bikini, quand soudain le patron annonce la « happy minute ». Elles se dévêtissent alors intégralement pendant une minute…

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